Comprendre le fossé des générations en milieu de travail

Dans les années 60, les étudiants universitaires ont changé à jamais la
culture américaine en disant : « Méfiez-vous de toute personne âgée de plus
de 30 ans. » Les conflits intergénérationnels actuels sont moins prononcés
– ainsi baptisés le « Fossé des générations 2.0 » –, mais même un léger
fond de tension peut avoir d’importantes répercussions sur des équipes, la
formation des employés et les relations de mentorat. Une étude menée par
Harris Poll pour Ricoh a donné les résultats suivants :

  • 69 % des répondants disent que les jeunes travailleurs sont frustrants
    en ce qui concerne l’éthique du travail.
  • 48 % des répondants disent que les jeunes employés doivent souvent
    aider les employés plus âgés à utiliser la technologie dans leur milieu
    de travail.
  • Lorsque les travailleurs sont demandés d’indiquer les générations qui
    font les meilleurs mentors pour enseigner leurs tâches au travail, ils
    choisissent généralement leur propre génération. En effet, les
    travailleurs âgés de 18 à 34 ans (27 %) sont trois fois plus
    susceptibles que ceux âgés de 35 à 44 ans (8 %), de 45 à 54 ans (4 %)
    et de 55 à 64 ans (5 %) de citer la génération Y comme étant la
    meilleure.


Étudier les résultats

La génération Y et les baby-boomers semblent avoir des points de vue
différents quant à l’engagement et à la compétence, mais il faut regarder
au-delà des apparences. Par exemple, les baby-boomers ont parfois tendance
à rester travailler tard pour montrer leur éthique professionnelle, tandis
que la génération Y est moins portée à rester tard, car la connectivité
constante lui permet de travailler n’importe où.


Les reproches des générations plus âgées méritent également d’être remises
en question. D’ailleurs, les lacunes de la technologie seraient peut-être
exagérées. Selon certains rapports, les baby-boomers seraient moins bien
immergés dans la technologie que les plus jeunes travailleurs, mais c’est
peut-être parce qu’ils accordent beaucoup plus d’importance à la
communication directe que leurs jeunes collègues. Il se pourrait bien que
les gens plus jeunes soient simplement trop immergés dans leurs mondes
numériques.


Comparer des expériences formatives

On constate que pour les jeunes de la génération Y, la vie est centrée sur
Internet; c’est leur « réalité ». Ils se sentent à l’aise tant avec la
communication numérique qu’avec les conversations en personne. Pour les
travailleurs plus âgés, Internet vient complémenter la réalité. Ils voient
donc la communication numérique comme un substitut inadéquat, voire
frustrant, de l’interaction en face à face. Mais tout comme une bonne
équipe de baseball a besoin d’un mélange de lanceurs, de frappeurs et de
joueurs défensifs qualifiés, un milieu de travail efficace doit incorporer
plusieurs styles de travail.


Aborder de manière proactive le fossé des générations 2.0

Les travailleurs de tous les âges ont un point en commun : ils ont besoin d’obtenir de l’information dans le bon format, sur le bon appareil et au bon moment pour faire leur travail. En simplifiant la tâche pour vos travailleurs, vous rapprochez ces derniers. Et lorsque vous concevez des programmes de mentorat et de formation, établissez un équilibre entre l’expertise technologique et le savoir-être; vos employés profiteront ainsi d’un apprentissage mutuel.

Vous pourriez également envisager de former un conseil ou un comité
intergénérationnel. Cela vous permettra de réunir plusieurs générations
afin de discuter des difficultés et des possibilités. Encouragez des
travailleurs de tous les âges à y participer et vous serez en mesure de
transformer les particularités générationnelles en des forces pour
améliorer le rendement global de votre main-d’œuvre.

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